Cazérienne

By 9 novembre 2018 Non classé

J’ai rencontré un ARTISTE…

Peut-être vous en souvient-il ?

Nous nous sommes rencontrés au printemps de cette année, au cœur du parc Théodore DENIS à l’occasion de la Foire Exposition de DAX ; des « nordistes » séduits par le Sud-Ouest et devenus, au fil de 40 années de fidélité à la « Petite Séville », passionnés d’arts Taurins.

Adolescents, nous avons fait la découverte de DAX et de ses jeux d’arènes grâce à l’émission télévisée « Intervilles », aux matchs de rugby diffusés le dimanche après-midi assortis des commentaires enthousiastes et fleuris de Roger COUDERC, puis plus tard à travers les Corridas diffusées sur Canal+, passionnément, talentueusement et pédagogiquement expliquées par Pierre ALBALADEJO et ZOCATO.

L’envie était née et n’y résistant pas, nous nous sommes familialement (parents, enfants et plus tard, petit-enfants) « abonnés » « aux Chênes », aimantés par cette culture dont nous n’imaginions pas ô combien elle nous imprégnerait et nous comblerait de tant d’émotions positives.

Au siècles (20ème et 21ème) du factice, du verbe, de la posture, de l’insignifiance érigée en grandeur, du renoncement aux valeurs essentielles, de la gesticulation médiatique dressée en vérité, du sectarisme philosophique, idéologique ou culturel, de toutes les outrances et de toutes les violences… la Course Landaise a été, et reste pour nous, chaque nouvelle saison, une régénératrice d’énergie, un incomparable moment de ressourcement vertueux et par-dessus tout, le rejaillissement de nobles émois.

Face à l’audace, à la générosité, à la sincérité et au courage des Femmes et des Hommes en piste, à la cohésion des cuadrillas, à la solidarité modeste de tous ces acteurs interdépendants (écarteurs – sauteurs – cordiers – entraîneurs – ganaderos – vachers…), à leur immense et profond respect à l’égard de braves et valeureuses coursières ou de nobles taureaux, nous puisons au cours de nos rencontres, ce supplément d’âme indispensable à tout équilibre humain.

Ils ne nous connaissent pas… et pourtant, hors leur propre bonheur, ils se risquent et se dépassent à chaque attaque, pour chacune et chacun d’entre nous, occupants des gradins, jeunes et moins jeunes, locaux ou rapportés, avertis ou novices, silencieux ou tonitruants ; nous les suivons ; nous les connaissons presque tous par leurs noms, leurs prénoms, leur appartenance à telle ou telle devise, nous les avons vu lutter, grandir, se défier, briller, triompher… parfois aussi baisser la tête, serrer les dents, souffrir, abandonner… même partir… comme ce fut le cas au cours de cette funeste soirée Dacquoise ou nous avons frémi et pleuré à la dernière « corde à terre » de Jean-Pierre GUILLÉ « RACHOU » !

Il nous arrive souvent, après saison, au bord de notre plage Normande ou se sont déroulés d’autres combats héroïques, de rêver de les rencontrer, de les approcher, de les toucher, de simplement leur serrer les mains, de les étreindre sur nos cœurs pour leur dire MERCI…

MERCI pour leur simplicité et leur modestie…

MERCI pour leur bravoure…

MERCI pour leur panache…

MERCI pour leur si bel exemple de détermination donné à la Société tout entière…

MERCI pour leur quête inassouvie d’excellence…

MERCI pour cette lumière « blanche » qui illumine à chaque paséo, au rythme épique de la Cazérienne, les arènes de leur Sud-Ouest d’appartenance…

MERCI pour cette grande leçon de vie désintéressée, sans autre fin que celle de perpétuer une Tradition Populaire Vivante, un Patrimoine Historique et Culturel, un Art authentique et incontestable : La Course Landaise ou, selon notre vision… « de l’intelligence croisée » !

 

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