Vigilance…

By 2 décembre 2018 Non classé

VIGILANCE…

Peuple de France en colère… !

Ne soit pas dupe !

As-tu vu, parmi les tiens, dans tes rangs modestes, justes et loyaux, à tes côtés dans les files des restos du cœur, du secours populaire, des épiceries solidaires et autres associations bienfaisantes… des fonctionnaires, des agents des entreprises ex-nationalisées et autres bénéficiaires abrités, de ces multiples régimes spéciaux plus avantageux les uns que les autres… ceux-là mêmes qui de leurs abris confortables approuvent, assis, ta révolte… dont assurément aucun d’entre-eux ne vit au quotidien les causes…

NON !

Ne t’y trompe pas, « tout de suite, maintenant », tous ces solidaires en paroles, n’ont pas plus qu’hier, l’envie d’abandonner leur statutaire, inamovible, juteuse et confortable situation, pour améliorer ton sort…!

Entends-tu ces politicards et ces leaders syndicaux des 4 points cardinaux qui te soutiennent aujourd’hui et t’encouragent à la lutte, voire à la violence, qui sont les mêmes qui, hier et pendant les 30 décennies passées, se sont répandus en promesses, t’ont exploité, accablé sans retenue de prélèvements de toutes natures (impôts – taxes – charges sociales…), se sont octroyés sur ton dos, pour eux-mêmes et leurs semblables, sous les ors et la moquette des palais nationaux, des assurances, des avantages, des privilèges et des garanties, le tout exorbitant du droit commun, t’asservissant chaque jour un peu plus et t’excluant, lentement mais sûrement du banquet, consommant honteusement, voracement, sans modération aucune, la valeur issue de ton travail…

Ne t’y trompe pas, « tout de suite, maintenant », ces faux protecteurs, mais vrais saprophytes, ne veulent pas davantage faire ton bonheur…!

Non ! Ils ont simplement peur !

Peur de perdre leur pouvoir, cette facilité à poursuivre (dans les milieux autorisés comme le disait COLUCHE…) leurs petits arrangements souterrains et de coulisses ; peur de perdre leur position sociale et les bénéfices qui en découlent ; peur de perdre leur statut de prétendue élite… peur de ne plus exister devant micros et caméras, peur de se retrouver sans emploi ni ressource, vu leur incompétence à créer autre chose que du verbe à tous vents…

Alors, ils te brossent dans le sens du poil !

Ils sont minables, pitoyables, prêts à capituler, à reculer, à renoncer, à pactiser, à collaborer… comme on sait si bien le faire en France… pour acheter ta paix sociale… et reprendre, une fois le calme revenu et des miettes distribuées, le cours de leurs sales petites combines…

Qui ont été dans l’histoire guerrière la plus récente, les courageux ; les collabos ou les résistants ?

Un pouvoir qui ne recule pas, face à une contestation populaire, ce n’est pas obligatoirement un pouvoir qui n’entend pas, qui ne comprend pas, qui ne ressent pas la réalité des choses… ou qui suscite stupidement l’affrontement, pour défendre on ne sait quel bas intérêt… ou dans l’unique but extravagant, d’avoir raison en gouvernant contre le peuple…

Lassé, désespéré par une classe politique qui ne te représente plus, qui n’a jamais cessé de te mentir, de te bercer de mots dont tu ne comprends pas le sens, qui depuis des lustres te présente l’espoir à horizon inaccessible, ce que tu veux, Peuple de France en Colère, ce que tu exiges en fait, ce n’est, ni être écouté, ni être entendu ; c’est qu’il soit immédiatement fait droit à tes exigences… de la légalisation du cannabis… à la suppression du sénat… en passant par l’augmentation du pouvoir d’achat, le relèvement des salaires, la baisse des impôts… et naturellement la démission du Président de la République et la dissolution du Parlement… !

Mais tu le sais mieux que personne, puisqu’avant tout tu es l’éducateur de tes enfants, écouter, entendre, ne signifie pas satisfaire obligatoirement dans l’instant, les récriminations et les demandes individuelles diverses, les plus opposées à l’intérêt familial immédiat ou futur, que ce soit au plan moral, matériel ou financier.

Et si pour une fois, ce pouvoir était tout simplement honnête, lucide, courageux, clairvoyant, responsable, conscient d’enjeux et/ou de dangers planétaires peu apparents, ni perceptibles au socle laborieux de notre société ?

Et si ce pouvoir était finalement dans le vrai ?

Souvenons-nous de cette foule, malheureusement ignorante des réalités à la fois politiques et géopolitiques du moment, acclamant DALADIER en 1938, à son retour en France, après la signature des funestes accords de Munich, l’ayant conduit à marmonner devant le diplomate Alexis LEGER : « Ah les cons ! S’ils savaient ».

On connut malheureusement la suite…

Peuple de France en colère… !

Ne te laisse pas duper par les camelots du rêve, ces faux-monnayeurs, ces acheteurs de voix d’hier, ces idéologues et activistes gauchistes qui ont, en presque un demi-siècle, impunément infiltré et pourri les piliers de nos institutions républicaines !

Réfléchis donc raisonnablement avant d’agir !

Toutes les revendications peuvent être légitimes, écoutées, entendues ; malheureusement, comme tu le pratiques au quotidien dans ton entourage immédiat, familial ou professionnel, toutes ne peuvent être opportunément satisfaites, sauf par immonde calcul, extravagante complaisance, folle démagogie ou mortel populisme.

Compte tenu de l’inertie des systèmes, du délabrement profond des institutions, des blocages doctrinaux, technocratiques et culturels, des résistances de castes, du phagocytage par une idéologie étatiste quarantenaire de tous les grands corps de l’état, l’efficacité d’un pouvoir se joue sur le long terme ; c’est d’ailleurs pour ça que tu souffres tant aujourd’hui.

Tu ne souffres pas de l’action de l’instant, comme tu le penses et le cries si fort, mais d’irresponsabilités, de démissions et de lâchetés ininterrompues, aux conséquences dissimulées, imprévisibles, impalpables, au moment où la désertion politicienne calculée, l’a traîtreusement emporté, sur l’audace et le courage que doit incarner l’homme d’état, en prenant et en assumant à court terme, au risque évident de non-réélection, les vraies, bonnes, sages, mais impopulaires décisions, profitable au peuple sur le long terme.

C’est ainsi, pour ne prendre que quelques exemples…

  • Que le bénéfice du service public qui, sur le court terme est indéniable, a produit sur le long terme, un régiment de technocrates et de fonctionnaires nationaux et territoriaux, dont le poids économique et financier, couplé à une inefficacité opérationnelle avérée, à la prolifération endémique de circulaires absconses et à un effet mécanique d’auto-multiplication cancéreuse, est peu à peu devenu insupportable à la nation.
  • Que le bénéfice de notre singulier modèle social, prodigieux à court terme, a produit immanquablement sur le long terme, un niveau de prélèvements sociaux devenu intolérable pour ceux-là mêmes qui en tirent avantage, sans compter l’afflux logique de la cohorte interminable des miséreux migrants…
  • Que le bénéfice incontestable à court terme de l’indemnisation des sans-emplois, a produit inévitablement sur le long terme une sorte d’incitation à l’inaction…
  • Que le bénéfice indiscutable à court terme de la suppression du service national, a produit assurément à long terme, une irréductible fracture sociale…
  • Que le bénéfice indubitablement espéré à court terme, de la mise en place des 35 heures de travail hebdomadaires, a produit notoirement sur le long terme, pour les uns, une forme de détachement au travail… et pour les autres, des effets collatéraux de burn-out…
  • Que le développement de la distribution, tous produits confondus, bienfaisant à court terme pour la population, mais aveuglément encouragé par les édiles locaux, a créé sur le long terme la disparition du commerce de proximité, induisant la désertification des centres-villes, leur occupation par des désœuvrés, l’insécurité croissante et surtout la perte des toutes les relations citoyennes…

Cette liste pourrait malheureusement être prolongée à l’infini… !

Les femmes et les hommes politiques d’hier sont-ils donc inintelligents ?

Certes NON !

Bien au contraire…

Mais leurs neurones sont implantés, éduqués et cultivés à l’envers des vôtres, notamment à l’École Nationale d’Administration ; leur appétit immodéré pour le pouvoir, leur arrogance, leur mépris, leur cupidité, leur égocentrisme, leur immodestie, leur cynisme, leur amoralité, leur courtermisme électoral, les rendent sans aucune circonstances atténuantes, coupables de toutes ces exactions économico-sociales…

Pour toutes ces raisons évoquées, devrait être instaurée la notion de « crime contre le peuple et l’économie » et leurs auteurs politiques, élus et hauts responsables opérationnels au pouvoir, traduits devant une justice populaire !

Des 50 dernières années, je ne retiendrai qu’une seule décision Politique résistant à l’épreuve du temps, parce qu’elle n’est, ni opportuniste, ni populiste, ni marchande, mais simplement profondément humaniste : l’Abolition de la peine de mort !

Peuple de France en colère… !

Ne soit pas dupe !

Certains idéologues embusqués n’attendent que le chaos pour mieux t’asservir demain et te priver pour le coup, de cette formidable liberté de revendiquer.

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